{"id":91634,"date":"2025-11-13T09:19:50","date_gmt":"2025-11-13T08:19:50","guid":{"rendered":"https:\/\/ca.ambagn.staging.e-kaidi.net\/?p=91634"},"modified":"2025-11-13T09:19:50","modified_gmt":"2025-11-13T08:19:50","slug":"simandou-le-reve-de-fer-devenu-realite-sous-le-general-mamadi-doumbouya","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ca.ambagn.staging.e-kaidi.net\/?p=91634","title":{"rendered":"Simandou : Le r\u00eave de fer devenu r\u00e9alit\u00e9 sous le G\u00e9n\u00e9ral Mamadi Doumbouya"},"content":{"rendered":"<div>\n<div style=\"margin-bottom:20px;\"><img width=\"800\" height=\"461\"src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Mamadi-Doumbouya-Paul-Kagame-Brice-Clotaire-Oligui-Nguema.jpg?w=800&amp;ssl=1\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Mamadi-Doumbouya-Paul-Kagame-Brice-Clotaire-Oligui-Nguema.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Mamadi-Doumbouya-Paul-Kagame-Brice-Clotaire-Oligui-Nguema.jpg?resize=300%2C173&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Mamadi-Doumbouya-Paul-Kagame-Brice-Clotaire-Oligui-Nguema.jpg?resize=768%2C443&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\"><\/div>\n<p>Le projet Simandou, longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme un r\u00eave lointain pour la Guin\u00e9e, est devenu aujourd\u2019hui une r\u00e9alit\u00e9. Situ\u00e9 dans le sud-est du pays, il s\u2019agit d\u2019un immense gisement de minerai de fer de tr\u00e8s haute qualit\u00e9, l\u2019un des plus grands du monde. Pendant plus de vingt ans, ce projet a connu des retards, des conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats et des blocages politiques. Mais depuis l\u2019arriv\u00e9e du Colonel Mamadi Doumbouya au pouvoir en 2021, les choses ont enfin boug\u00e9, redonnant vie \u00e0 ce vieux r\u00eave national.<\/p>\n<p>Cependant, rappelons les efforts des anciens Pr\u00e9sidents Lansana Cont\u00e9 et Alpha Cond\u00e9, qui ont chacun jou\u00e9 un r\u00f4le important dans l\u2019histoire de Simandou, pr\u00e9parant le terrain pour son aboutissement actuel. Sous le G\u00e9n\u00e9ral Lansana Cont\u00e9, le projet Simandou a v\u00e9ritablement vu le jour. C\u2019est sous son autorit\u00e9, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, que les premi\u00e8res licences d\u2019exploration ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es au groupe Rio Tinto, marquant le d\u00e9but d\u2019un r\u00eave minier national. Le pr\u00e9sident Cont\u00e9 croyait d\u00e9j\u00e0 que Simandou pourrait devenir un moteur de d\u00e9veloppement pour la Guin\u00e9e et un levier de transformation \u00e9conomique durable. Cependant, en 2008, dans un contexte politique et \u00e9conomique difficile, son gouvernement a retir\u00e9 une partie des droits de Rio Tinto sur les blocs 1 et 2 pour les attribuer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 BSGR (Benay Steinmetz Group Resources), propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019homme d\u2019affaires isra\u00e9lien Beny Steinmetz. Cette d\u00e9cision allait plus tard cr\u00e9er l\u2019un des plus grands scandales miniers du continent africain et plonger le projet dans une longue p\u00e9riode d\u2019incertitude et de controverses judiciaires.<\/p>\n<p>Sous le professeur Alpha Cond\u00e9, arriv\u00e9 au pouvoir en 2010, l\u2019\u00c9tat guin\u00e9en a entrepris un grand m\u00e9nage dans le secteur minier. Soucieux de restaurer la souverainet\u00e9 du pays sur ses ressources naturelles, il lan\u00e7a un audit international sur les concessions mini\u00e8res afin de garantir la transparence et de prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats du pays. C\u2019est durant cette p\u00e9riode qu\u2019a \u00e9clat\u00e9 le conflit entre la Guin\u00e9e et BSGR, accus\u00e9e d\u2019avoir obtenu les blocs 1 et 2 par corruption et trafic d\u2019influence. Pr Alpha Cond\u00e9, soutenu par des partenaires internationaux, a men\u00e9 un long combat judiciaire contre Beny Steinmetz, qu\u2019il a finalement remport\u00e9. En 2014, le gouvernement guin\u00e9en a officiellement retir\u00e9 les droits miniers de BSGR apr\u00e8s avoir prouv\u00e9 que l\u2019entreprise avait vers\u00e9 des pots-de-vin pour obtenir les blocs de Simandou. Cette victoire judiciaire historique a permis \u00e0 la Guin\u00e9e de r\u00e9cup\u00e9rer la pleine propri\u00e9t\u00e9 de ses gisements, renfor\u00e7ant ainsi sa cr\u00e9dibilit\u00e9 sur la sc\u00e8ne internationale. Cette d\u00e9cision courageuse d\u2019Alpha Cond\u00e9 a \u00e9t\u00e9 une \u00e9tape d\u00e9terminante : elle a permis de purifier la base juridique du projet, ouvrant la voie \u00e0 de nouvelles n\u00e9gociations plus saines et plus \u00e9quilibr\u00e9es avec des partenaires cr\u00e9dibles.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces avanc\u00e9es, le projet restait paralys\u00e9 par d\u2019autres d\u00e9saccords \u00e9conomiques et politiques. Les entreprises mini\u00e8res voulaient exporter le fer par les ports du Liberia, ce que la Guin\u00e9e refusait, estimant que le minerai devait transiter par un port national pour maximiser les retomb\u00e9es \u00e9conomiques. Les divergences sur la construction du chemin de fer, la fiscalit\u00e9 et la r\u00e9partition des revenus ont ralenti le projet pendant plus d\u2019une d\u00e9cennie. Le diff\u00e9rend sur les infrastructures, notamment sur le trac\u00e9 du futur chemin de fer et sur le partage des co\u00fbts entre partenaires, est devenu le principal n\u0153ud de blocage. Pendant longtemps, Simandou demeura un symbole d\u2019espoir contrari\u00e9, un tr\u00e9sor endormi dans les montagnes guin\u00e9ennes.<\/p>\n<p>Tout a chang\u00e9 avec le G\u00e9n\u00e9ral Mamadi Doumbouya. D\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00c9tat, il a d\u00e9cid\u00e9 de faire de Simandou une priorit\u00e9 nationale et strat\u00e9gique. En 2022, il a suspendu temporairement toutes les activit\u00e9s du projet pour forcer les partenaires, notamment Rio Tinto et Winning Consortium Simandou (WCS), \u00e0 s\u2019entendre sur une base claire et \u00e9quitable. Cette d\u00e9cision forte, jamais prise auparavant, a marqu\u00e9 un tournant historique. Sous sa direction, le gouvernement de transition a pris des mesures concr\u00e8tes que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs n\u2019avaient pas pu r\u00e9aliser. Il a exig\u00e9 que l\u2019\u00c9tat guin\u00e9en d\u00e9tienne 15 % de participation gratuite dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s li\u00e9es au projet, garantissant ainsi un contr\u00f4le national sur les ressources. Il a cr\u00e9\u00e9 la Compagnie du TransGuin\u00e9en (CTG), charg\u00e9e de construire et g\u00e9rer les infrastructures : un chemin de fer de pr\u00e8s de 600 kilom\u00e8tres reliant les mines de Simandou au futur port en eau profonde de Morebaya, pr\u00e8s de For\u00e9cariah. Il a impos\u00e9 une coop\u00e9ration obligatoire entre les multinationales Rio Tinto et WCS pour mutualiser les infrastructures, \u00e9vitant les rivalit\u00e9s qui avaient paralys\u00e9 le projet auparavant. Il a instaur\u00e9 un cadre de gouvernance transparent, avec un suivi direct par l\u2019\u00c9tat et des audits r\u00e9guliers, tout en encourageant la participation d\u2019entreprises guin\u00e9ennes \u00e0 la construction, cr\u00e9ant ainsi des milliers d\u2019emplois locaux et stimulant le secteur priv\u00e9 national.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9formes ont eu un effet imm\u00e9diat : les travaux de la voie ferr\u00e9e, du port et des bases industrielles ont d\u00e9marr\u00e9 entre 2023 et 2024. Pour la premi\u00e8re fois depuis plus de vingt ans, Simandou n\u2019est plus un simple dossier administratif, mais un chantier national vivant. Des centaines d\u2019engins sont \u00e0 pied d\u2019\u0153uvre dans les zones montagneuses, des rails s\u2019\u00e9tendent \u00e0 perte de vue, et des infrastructures modernes sortent de terre. Ce r\u00eave longtemps diff\u00e9r\u00e9 est devenu une r\u00e9alit\u00e9 tangible.<\/p>\n<p>La plus-value \u00e9conomique attendue est immense. Une fois le projet pleinement op\u00e9rationnel, la Guin\u00e9e pourrait produire jusqu\u2019\u00e0 cent millions de tonnes de minerai de fer par an, un volume qui placerait le pays parmi les plus grands producteurs mondiaux. Selon les pr\u00e9visions du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9conomie et des Finances, Simandou pourrait augmenter le PIB guin\u00e9en de plus de dix pour cent, g\u00e9n\u00e9rer des milliards de dollars de recettes fiscales et cr\u00e9er des dizaines de milliers d\u2019emplois directs et indirects. Pour Mamadi Doumbouya, Simandou n\u2019est pas seulement une mine, c\u2019est un symbole de souverainet\u00e9, de dignit\u00e9 et de d\u00e9veloppement durable. Il veut que ce projet serve avant tout les int\u00e9r\u00eats du peuple guin\u00e9en. \u00ab Simandou ne doit pas seulement enrichir les multinationales, mais servir la Guin\u00e9e \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cette nouvelle dynamique, le pays se pr\u00e9pare \u00e0 exporter ses premi\u00e8res tonnes de fer dans les prochaines ann\u00e9es. Beaucoup y voient une nouvelle \u00e8re pour la Guin\u00e9e, qui pourrait enfin transformer ses richesses naturelles en prosp\u00e9rit\u00e9 nationale. Apr\u00e8s des d\u00e9cennies d\u2019attente, de batailles juridiques et de blocages politiques, le projet Simandou avance enfin. Et pour de nombreux observateurs, si Lansana Cont\u00e9 en a \u00e9t\u00e9 le pionnier, Alpha Cond\u00e9 le d\u00e9fenseur, alors Mamadi Doumbouya en est sans conteste le b\u00e2tisseur et le chantre moderne.<\/p>\n<p>La phase d\u2019exploitation des mines de fer de Simandou a \u00e9t\u00e9 officiellement lanc\u00e9e ce mardi 11 novembre 2025 en Guin\u00e9e. La c\u00e9r\u00e9monie s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e au port de Moribaya dans la pr\u00e9fecture de For\u00e9cariah. Ce fut un rendez-vous m\u00e9morable, marqu\u00e9 par la pr\u00e9sence du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, le G\u00e9n\u00e9ral Mamadi Doumbouya, entour\u00e9 des chefs d\u2019\u00c9tats Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Rwandais Paul Kagam\u00e9, du vice-premier ministre chinois, du Premier ministre ivoirien, des principaux actionnaires du projet ainsi que de nombreuses autorit\u00e9s civiles et militaires guin\u00e9ennes. Dans une atmosph\u00e8re de fiert\u00e9 et d\u2019\u00e9motion, la Guin\u00e9e a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ce jour-l\u00e0 la renaissance de son plus grand r\u00eave industriel.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, Simandou n\u2019est plus une promesse : c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9. Une aventure mini\u00e8re et nationale, port\u00e9e par la vision d\u2019un peuple d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 tirer profit de ses richesses et \u00e0 \u00e9crire une nouvelle page de son histoire.<\/p>\n<p><strong>Par Aboubacar SAKHO<\/strong><\/p>\n<p><strong>Expert en Communication<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a href=\"https:\/\/www.guinee7.com\/2025\/11\/13\/simandou-le-reve-de-fer-devenu-realite-sous-le-general-mamadi-doumbouya\/\">Simandou : Le r\u00eave de fer devenu r\u00e9alit\u00e9 sous le G\u00e9n\u00e9ral Mamadi Doumbouya<\/a> est apparu en premier sur <a href=\"https:\/\/www.guinee7.com\/\">Guinee7.com<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le projet Simandou, longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme un r\u00eave lointain pour la Guin\u00e9e, est devenu aujourd\u2019hui une r\u00e9alit\u00e9. 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