
Face à l’insécurité grandissante liée à la vente illicite de carburant, communément appelée « vente au marché noir », les agents du Secrétariat général à la Présidence de la République, chargés des Services spéciaux de lutte contre le crime organisé, ont mené une vaste opération de terrain ce samedi 25 juillet.
Cette intervention a permis d’interpeller plusieurs revendeurs de ce produit surnommé « l’or noir » et de saisir des centaines de bidons remplis d’essence et de gasoil, ainsi que de nombreuses bouteilles contenant du carburant, exposées aux abords des routes, dans des cabanes de fortune, dissimulées dans des conteneurs et des habitations.
Selon cette unité spécialisée dans la lutte contre la criminalité, cette opération vise à prévenir les dangers liés à cette activité à haut risque et à réduire les risques d’incendie susceptibles d’être provoqués par ce trafic, jugé particulièrement dangereux et qualifié de véritable bombe à retardement.
À l’issue de cette première opération, le commissaire principal de police Soropogui Foromo, entouré d’une équipe mixte composée de gendarmes et de policiers, a promis, sans « démagogie », que cette mission, qui s’est soldée par un succès, se poursuivra jusqu’au dernier village de la Guinée.
À l’en croire, « l’objectif de la descente de cette équipe des services spéciaux concerne le ratissage des produits inflammables qui sont gardés de façon anarchique dans les domiciles et qui sont également vendus de façon incontrôlée. C’est un problème de sécurité publique. Le problème est que celui qui garde ces produits inflammables n’est pas la seule victime exposée, c’est tout un quartier qui est exposé. »
Évoquant les cas d’incendies récurrents enregistrés en République de Guinée, le commissaire principal de police a indiqué que cette opération s’inscrit dans une dynamique de réduction des risques.
« Tout le monde est témoin de tout ce qui s’est passé. Alors la recrudescence des phénomènes d’incendie a fait que l’autorité a décidé de mettre fin à la vente anarchique des produits inflammables tels que l’essence, le gasoil. Aujourd’hui, la Guinée a connu des cas d’incendie dont les causes ne sont pas forcément liées à la défaillance électrique, mais à des produits inflammables gardés dans les domiciles. Et donc, la sensibilisation a été faite, mais les gens s’entêtent à continuer. D’où l’opération est lancée aujourd’hui par les Services spéciaux à la Présidence », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le commissaire Foromo a assuré que les opérations se poursuivront jusqu’à l’élimination de tous les points de vente anarchiques de produits inflammables. « Aujourd’hui vraiment, on peut se frotter bien les mains parce que nous avons saisi de grandes quantités. À Kissosso, vous avez trois minibus remplis de bidons de gasoil et d’essence. Les sujets sont nombreux. On ne peut pas les citer tous. Nous les avons listés et le nombre également de bidons saisis est répertorié. »
Abordant le sort réservé aux personnes arrêtées pour leur implication présumée dans la vente illicite de carburant, le commissaire principal de police a précisé qu’elles devront répondre de leurs actes devant les autorités compétentes. « Chacun va répondre des faits parce que les conseils ont été donnés, la sensibilisation a été faite, donc en pleine connaissance de cause, ils continuent à vendre anarchiquement ces produits inflammables qui constituent un danger aujourd’hui pour la vie des citoyens et de leurs biens. Les propriétaires également se trouvent ici avec nous, ils sont déjà interpellés et seront auditionnés pour qu’ils sachent réellement qu’ils étaient vraiment en porte-à-faux avec les règlements. Je vous dis qu’à Kissosso seulement, dans cette petite partie, nous avons saisi plus de 100 bidons », a-t-il expliqué.
Mamadou Yaya Barry
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Last modified: 25 juillet 2026





